En bref :
L’Écolabel européen pour hébergement touristique certifie les hôtels et gîtes réduisant leur impact environnemental selon des exigences officielles strictes.
- Norme officielle : Créé en 1992 par la Commission européenne, ce label rassemble plus de 800 établissements certifiés dans l’Union européenne en 2026.
- Exigences : L’obtention nécessite de valider l’intégralité des 22 critères obligatoires et d’obtenir au moins 20 points parmi 45 critères optionnels.
- Gains mesurés : La démarche permet de réduire jusqu’à 34 % la consommation d’eau et 19 % la consommation d’énergie dès la première année.
- Financement ADEME : L’ADEME prend en charge jusqu’à 80 % des frais (plafond de 12 000 €), laissant un reste à charge moyen de 3 000 € à 4 000 €.
Qu’est-ce que l’écolabel européen pour les hôtels et gîtes ?
L’Écolabel européen pour les hébergements touristiques est la certification écologique officielle de l’Union européenne, créée en 1992 pour garantir la réduction des impacts environnementaux tout au long du cycle de vie des établissements. Il atteste scientifiquement qu’un hôtel, un gîte ou un camping limite ses consommations d’eau et d’énergie, réduit ses déchets et privilégie les achats durables sans altérer la qualité de son service.
Reconnu dans tous les États membres de l’UE, la présence de la fleur au pétale étoilé assure aux voyageurs une démarche écoresponsable vérifiée par un tiers indépendant. Contrairement à de simples chartes internes ou à des labels privés purement déclaratifs, cette certification repose sur un référentiel technique unifié et révisé régulièrement au niveau communautaire.
Quels sont les 67 critères d’attribution du référentiel ?
La certification repose sur un référentiel global de 67 critères environnementaux élaboré par les autorités européennes. Pour obtenir l’homologation, l’établissement candidat doit impérativement satisfaire à deux exigences cumulatives : respecter 100 % des critères systématiques et cumuler un nombre minimal de points sur les critères modulables.
Les 22 critères obligatoires incontournables
Les 22 critères obligatoires doivent être intégrale et sans exception respectés par tout établissement candidat. Ils constituent la base minimale pour prétendre au label. Ces règles imposable couvrent des mesures fondamentales comme l’approvisionnement en électricité issue de sources renouvelables, le bannissement des emballages individuels pour le petit-déjeuner, l’installation de dispositifs d’économie d’eau sur la robinetterie ou encore la sensibilisation active de la clientèle à la gestion des ressources.
Les 45 critères optionnels pour accumuler les points
Le référentiel comporte également 45 critères optionnels permettant de cumuler des points selon la typologie et le positionnement de l’hébergement. Pour valider sa certification, un établissement doit obligatoirement obtenir un minimum de 20 points sur ce volet optionnel. Ces points sont attribués pour des initiatives avancées telles que la mise en place de systèmes de récupération des eaux de pluie, l’utilisation prioritaire de produits alimentaires issus de circuits courts et biologiques, ou l’utilisation d’équipements de chauffage et de climatisation de classe énergétique supérieure.
| Catégorie du référentiel | Critères obligatoires | Critères optionnels | Objectif principal |
|---|---|---|---|
| Gestion générale | Obligatoire | Optionnel | Planification environnementale et formation du personnel |
| Énergie | Obligatoire | Optionnel | Isolation, efficacité des équipements et énergies renouvelables |
| Eau | Obligatoire | Optionnel | Limitation des débits et gestion raisonnée des espaces verts |
| Déchets et eaux usées | Obligatoire | Optionnel | Tri sélectif, suppression du jetable et traitement des effluents |
| Autres critères | Obligatoire | Optionnel | Achats responsables, mobilités douces et biodiversité |
Qui délivre la certification et quelles sont les démarches en France ?
En France, la délivrance de la certification pour les hébergements touristiques est gérée exclusivement par AFNOR Certification, organisme accrédité par le COFRAC. L’organisme réalise un audit sur site pour contrôler l’application concrète des 22 critères obligatoires et valider le calcul du barème sur les critères optionnels avant d’accorder le droit d’usage de la marque pour une durée déterminée.
Au niveau continental, plus de 800 établissements d’hébergement touristique sont certifiés Écolabel européen au sein de l’Union européenne. Cette présence garantit un niveau de sobriété écologique homogène, que vous réserviez une chambre dans un complexe hôtelier ou un gîte rural.
Quels sont les bénéfices écologiques et financiers réels ?
La mise en conformité de l’établissement génère des baisses rapides et mesurables des consommations de fluides et de consommables. L’application rigoureuse du référentiel permet un retour sur investissement direct grâce à la réduction des factures d’exploitation dès les douze premiers mois d’exploitation labellisée.
- Consommation d’eau : L’obtention de l’Écolabel européen permet de réduire jusqu’à 34 % les consommations d’eau dès la première année d’application.
- Consommation d’énergie : La démarche permet de réduire jusqu’à 19 % les consommations d’énergie dès la première année grâce à l’optimisation des réglages et du matériel.
- Produits chimiques : L’application des critères permet de réduire jusqu’à 93 % l’utilisation de détergents via le dosage strict et le recours à des produits éco-certifiés.
Combien coûte la labellisation et quelle subvention obtenir ?
L’accès à la certification représente un investissement initial qui comprend l’accompagnement technique par un bureau d’études, les frais d’audit initial délivrés par l’organisme certificateur ainsi que les redevances d’usage du logo. Cependant, des mécanismes d’aides publiques réduisent drastiquement l’effort financier nécessaire pour les structures de petite et moyenne taille.
L’ADEME propose un dispositif d’aide financière couvrant jusqu’à 80 % des coûts pour les petites entreprises et jusqu’à 70 % pour les moyennes entreprises. Le plafond des subventions de l’ADEME pour l’accompagnement et la certification s’élève à 12 000 €. Grâce à ce soutien institutionnel, le reste à charge moyen pour un établissement s’établit entre 3 000 € et 4 000 € pour l’accompagnement complet et les droits d’usage, un montant rapidement amorti par les économies d’énergie et d’eau générées.
Questions fréquentes
Qui attribue l’écolabel européen en France pour un hôtel ?
En France, la délivrance de l’Écolabel européen pour les hébergements touristiques est gérée par AFNOR Certification, un organisme accrédité par le COFRAC. Il réalise un audit sur site afin de vérifier la conformité de l’établissement aux critères officiels.
Combien de critères faut-il valider pour obtenir le label ?
Un établissement doit obligatoirement valider l’intégralité des 22 critères obligatoires du référentiel. Il doit également cumuler un minimum de 20 points parmi les 45 critères optionnels proposés pour obtenir la certification officielle.
Existe-t-il des aides financières pour faire labelliser son gîte ?
Oui, l’ADEME propose des aides financières couvrant jusqu’à 80 % des coûts d’accompagnement et de certification pour les petites entreprises, avec un plafond de 12 000 €. Le reste à charge moyen s’établit entre 3 000 € et 4 000 €.












